Le 14 janvier 2021, il y a 1 an qu'Alejandro Giammattei et Guillermo Castillo – le président et le vice-président du Guatemala- sont arrivés au pouvoir.

Pendant leur première année de gouvernement, selon l'une des organisations paysannes historiques du pays, les seuls qui ont bénéficié des politiques, des actions et des programmes ont été les groupes économiques, leurs élites et les entreprises. Les problèmes structuraux, les problèmes traditionnels et la crise aggravée par la pandémie et par 2 tempêtes n'ont servi qu'à continuer à utiliser les ressources publiques en fonction des intérêts économiques : c'est le bilan que le mouvement paysan a fait le 13 janvier, 2' heures seulement avant la remise du rapport du président.

Malgré les protestations internes, ils se sont désintéressés de nombreux problèmes sociaux en 2020 et ont concentré tous leurs efforts pour garantir les bénéfices du secteur des entreprises, sous prétexte de « fomenter le développement » : c'est ce que dénonce la direction du Comité Paysan de l'Altiplano (CCDA).

Pour cette organisation, la malnutrition, l'exploitation dans le travail, un salaire qui ne couvre pas le coût des produits de base, les déplacements forcés, les migrations, l'imposition d'activités extractivistes dans divers territoires, le problème agraire qui s'aggrave frappent les peuples qui, s'ils revendiquent leurs droits, sont criminalisés et réprimés.

« Il y a des mandats d'arrêt contre 864 dirigeants communautaires. Qeul est leur délit ? Exiger de l'Etat qu'il les respecte et leur garantisse le bien-être commun des familles et de leur communauté. 4 camarades ont été blessés par balles en 2020, des paysans qui demandaient à l'Etat de reconnaître leur territoire et dfe les reconnaître, de les respecter et d'investir dans les champs pour promouvoir leur développement et de pouvoir se nourrir, eux et leur famille, » a dénoncé Leocadio Jurcacán, un dirigeant du CCDA.

En octobre 2020, les communautés Washington et Dos Fuentes de la municipalité de Purulhá, Baja Verapaz, ont bénéficié de mesures de protection accordées par la Commission Inter-américaine des Droits de l'Homme (CIDH). L'Etat guatémaltèque a manifesté une totale indifférence : « Dans plusieurs communautés avec les mesures de protection que nous accompagnons, l'Etat est absent. L'Etat n'a même pas la capacité de nous accompagner, l'Etat est absent. L'Etat n'a même ni la capacité ni la volonté de respecter les mesures deprotection, » affirme Jurcacán.

Selon le CCDA, la création d'une commission stratégique pour résoudre les conflits sociaux n'est pas une preuve de volonté du Gouvernement mais une stragtégie destinée à faire cesser les protestations de la population.

En même temps, le ministère de la santé publique et de l'assistance sociale (MSPAS) a publié le décret 289-2020 « Norme pour prévenir le COVID-19 lors des procédures d'expulsion judiciaire ou de mobilisations » le 14 janvier au Journal Officiel. Le masque , le gel hydroalcoolique, la distance sociale, la désinfection du matériel utilisé pour l'expulsion sont obligatoires : ce ses des mesures destinées à appliquer par la force l'expulsion de personnes pendant la pandémie.

Une mesure qui donne carte blanc he à l'Etat pour expulser sans protéger l'intégrité physique et la vie des personnes en les exposant au coronavirus à un moment où les contaminations explosent.

 

Source: Resumen Latinoamericano - Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos