Cuba: Trump signe un nouveau décret élargissant les mesures coercitives

19 mai 2026

2 mai 2026

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a signé vendredi un décret destiné à imposer de nouvelles mesures coercitives illégales à Cuba, a révélé l’agence de presse Reuters.

Ces mesures unilatérales et abusives sont destinées à augmenter les pressions sur l’île au milieu de la plus forte recrudescence du blocus économique, commercial et financier et du blocus énergétique décrété fin janvier. Ces « sanctions » sont dirigées particulièrement vers les banques étrangères qui coopèrent avec le Gouvernement cubain et imposent plus de restrictions migratoires.

Selon ce décret, les Etats-Unis bloqueront, entre autres personnes, ceux qui opèrent ou auraient opéré sans les secteurs de l’énergie, des mines, de la défense ou de la sécurité de Cuba ou, auraient apporté un soutien matériel, financier ou technologique au Gouvernement cubain ou à d’autres individus « sanctionnés. »

Il signale aussi que toute personne, entreprise ou organisation financière qui opère ou fait des affaires avec les entités cubaines « sanctionnées » subira un blocage total de ses  actifs aux Etats-Unis. Si une banque d’un autre pays facilite une « transaction significative » destinée à une entité cubaine sujette aux  restrictions imposées par le Gouvernement  des Etats-Unis, elle s’exposera à la fermeture de ses comptes à Wall Street ou à l’interdiction d’opérer en dollars.

Les nouvelles mesures de Trump impliquent que le ministère des Finances, en coordination avec le département d’Etat, pourra interdire l’ouverture de comptes bancaires, imposer des restrictions ou geler des propriétés ou des intérêts.

Le décret ne mentionne aucune personne en particulier et entre en vigueur immédiatement.

Donald Trump justifie à nouveau les mesures annoncées aujourd’hui par l’idée que Cuba représente un risque pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis parce qu’elle soutient soi-disant des groupes que son Gouvernement considère unilatéralement comme des groupes terroristes.

Le décret signé le 1er mai est une action de plus de la stratégie soutenue pendant des décennies, coordonnée avec des sanctions économiques, des pressions politiques et la criminalisation du projet politique cubain pour imposer la volonté des Etats-Unis à Cuba.

Source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/05/01/trump-firma-decreto-para-ampliar-medidas-coercitivas-contra-cuba/

Trump émet un nouveau décret avec plus de sanctions illégales contre Cuba

(…)

Selon le président (Donald Trump), « les politiques, les pratiques et les actions du Gouvernement cubain  (…) continuent à constituer une menace inhabituelle et extraordinaire qui a son origine totale ou une origine importante hors des Etats-Unis pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis. »

Il ajoute que ces pratiques et ces actions sont « conçues pour porter préjudice aux Etats-Unis » et il en vient à parler, de façon générale et sans donner de détails, du « soutien » de l’île à « des acteurs hostiles, au terrorisme et à l’instabilité de la région qui mettent en danger la sécurité et la politique étrangère des Etats-Unis. »

Cuba a nié à maintes reprises être une menace pour les États-Unis ou, comme l’affirme Trump pour justifier ses mesures, « abriter des installations étrangères hostiles visant à attaquer et à exploiter des informations sensibles relevant de la sécurité nationale provenant des États-Unis » et entretenir des liens étroits avec le terrorisme.

Ces schémas sont également démentis par des organisations internationales dont l’ONU et des Gouvernements qui, en revanche, avertissent constamment des conséquence humanitaires du blocus et du fait qu’il viole le droit international.

Au regard du droit international et des pratiques du droit international coutumier, les « sanctions », qui constituent en réalité des mesures coercitives unilatérales et, comme dans le cas de Cuba, extraterritoriales, sont contraires aux principes de la Charte des Nations Unies et sont illégales.

Des experts et des organisations internationales signalent qu’elles affectent la population civile, constituent un châtiment collectif et violent les droits de l’homme des populations touchées et les principes du droit international humanitaire.

(…)

Vendredi, le chancelier de Cuba, Bruno Rodríguez Parrilla, a accusé Washington de « fabriquer des prétextes avec des arguments faibles et fallacieux » et il a écrit sur X que « ce n’est pas un hasard si ces mesures sont annoncées le 1er mai, le jour où des millions de Cubains descendent dans la rue pour dénoncer le blocus des Etats-Unis et le blocus énergétique » et qu’alors que « le Gouvernement des Etats-Unis réprime son propre peuple, dans les rues, il cherche à punir le nôtre. »

Il y a quelques jours, en rejetant les arguments et les mesures du Gouvernement Trump, le ministre des affaires étrangères avait souligné que Cuba n’est une menace ni pour les États-Unis ni pour aucun autre pays: « Cuba est un pays pacifique qui n’agresse pas les autres, qui ne permet pas que son territoire soit utilisé contre d’autres et a une histoire propre contre le terrorisme, le crime international organisé et la violence, » a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.

Fin 2025, Alena Douhan, rapporteuse spéciale du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies avait déclaré que les sanctions unilatérales des Etats-Unis contre Cuba sont illégitimes et portent préjudice aux droits de l’homme de la population cubaine, en particulier celle des secteurs les plus vulnérables.

Traduction Françoise Lopez

Source en espagnol:
https://www.resumenlatinoamericano.org/2026/05/01/estados-unidos-trump-emite-nueva-orden-ejecutiva-con-mas-sanciones-ilegales-a-cuba/

URL de cet article:

https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/05/cuba-trump-signe-un-nouveau-decret-elargissant-les-mesures-coercitives.html