Dans une longue enquête daté du 26 juin 2020, le Wall Street Journal évoque les déboires de Juan Guaido, en rappelant que seulement 13% des vénézuéliens lui font confiance. "Son crédo démocratique s'est effrité" annonce même un diplomate européen qui suit le dossier du Venezuela. 

Mais les révélations du quotidien états-unien vise, avant tout, Leopoldo Lopez, le mentor de Guaido, qualifié de "gourou" par le WSJ. Lopez, un partisan de la guerre civile, a contacté des entreprises de sécurité privée depuis la résidence d'Espagne où il se terre afin de renverser le gouvernement du président Maduro et de plonger le pays dans le chaos. Ces contacts avec les barbouzes se sont réalisés antérieurement et parallèlement à l'Opération Gédéon, démantelée en mai dernier. Le poids de Leopoldo Lopez dans cette opération fut, selon le WSJ, prépondérant. 

Humberto Calderon Berti, qui a officié un temps comme représentant de Guaido en Colombie et qui a démissionné en dénonçant la corruption du Gang de Guaido dans ce pays, révèle que "la plus grosse erreur de l'opposition a été de suivre Leopoldo Lopez". 

Cet article d'un quotidien états-unien indique que l'Opération Guaido semble touchée à sa fin. Il intervient après la publication par le Washington Post du contrat liant Guaido à l'entreprise de mercenaires Silvercorp, et surtout peu après les déclarations de Donald Trump n'excluant pas une rencontre avec le président Maduro. Les élections législatives de décembre 2020 auxquelles participera une grande partie de l'opposition devrait écarter -au moins temporairement- les partisans de la guerre civile du leadership de l'opposition vénézuélienne. 

Reste à savoir, à la suite de cette article, si le Royaume d'Espagne et l'Union européenne, accepteront que l'on utilise des locaux diplomatiques pour organiser putsch, massacres, et guerres civiles.