Ce n'est pas la première caravane de migrants qui fuient le Honduras, pays ravagé par la collusion entre les élites politiques et le narco-trafic. Bizarrement, ce flux migratoire ne bénéficie pas du même engouement politico-médiatique que la migration vénézuélienne. Cette dernière a été utilisé par des ONG comme Human Right Watch pour justifier une intervention militaire contre le Venezuela. Gageons toutefois que cette nouvelle caravane qui se dirige vers les États-Unis deviendra rapidement un argument de campagne électorale dans ce pays. Le président mexicain va même plus loin en accusant implicitement certains facteurs états-uniens d'avoir organisé sciemment ce déplacement de population. Les 2 Rives

Le sous-secrétaire mexicain à la santé, Hugo Lopez-Gatell, a déclaré qu'il travaillait en coordination avec les responsables de l'immigration afin d'apporter une attention immédiate aux personnes participant à la nouvelle caravane de migrants du Honduras et du Guatemala.

M. López-Gatell a déclaré que la caravane de migrants ne représentera probablement pas un problème de santé publique, ajoutant que le gouvernement mexicain assurera la prise en charge des 2 900 personnes pour un transit ordonné à la frontière sud avec le Guatemala.

Le fonctionnaire mexicain a souligné que son gouvernement a une obligation "morale, légale et politique" de s'occuper des migrants, puisque le Mexique est un "pays de (respect des) droits de l'homme comme il l'est aujourd'hui".

Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador (AMLO), a déclaré vendredi qu'il était "très étrange" qu'une caravane de migrants d'Amérique centrale soit partie pour les États-Unis quelques semaines seulement avant les élections du 3 novembre.

"C'est une grande coïncidence, et comment se fait-il qu'au Honduras, où il y a même un couvre-feu, ce groupe soit autorisé à se rassembler, il est déjà entré au Guatemala, il a été convoqué sur les réseaux sociaux, c'est très étrange", a déclaré AMLO lors d'une conférence de presse.

AMLO a déclaré que, bien qu'il n'ait pas de preuves pour assurer la relation de la caravane avec le processus électoral américain, "il y a des indications que c'est le cas", bien qu'il n'ait pas donné plus de détails à ce sujet.

La nouvelle caravane de migrants du Honduras a franchi la clôture de la frontière centraméricaine et est entrée au Guatemala. Selon les informations en provenance de ce pays, il y aurait environ 3 000 personnes, dont l'itinéraire passerait par le Mexique pour rejoindre les États-Unis.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus