Un groupe de travailleurs miniers en grève illimitée depuis cinq jours s'est attaché aux clôtures situées à l'extérieur du Congrès de la République.

Ainsi, les manifestants ont exprimé leur rejet contre les licenciements appliqués par les compagnies minières pendant la pandémie en suivant des mesures telles que la suspension parfaite et le licenciement collectif des travailleurs.

Ils demandent à être réintégrés dans leur emploi car, selon eux, beaucoup de ces entreprises ont reçu des fonds du programme Reactiva Peru pour éviter de licencier leurs travailleurs.

Grève illimitée

La grève illimitée a été lancée par la Fédération nationale des travailleurs des mines, de la métallurgie et de la sidérurgie du Pérou (FNTMMSP) et a commencé le 9 décembre.

Un groupe de 160 travailleurs des mines de Cerro de Pasco et d'Ancash est arrivé dans la capitale pour dénoncer "l'abus de la suspension parfaite, des licenciements collectifs et de l'externalisation".

Ainsi que "les infections COVID-19 et les journées de travail atypiques", selon un poster publié par la FNTMMSP sur son compte Twitter.

Ils demandent la formation d'une commission tripartite composée de représentants du ministère du travail, de la Société nationale des mines et de la Fédération des travailleurs des mines.

Et ils demandent aux autorités de forcer les compagnies minières à "se conformer aux dizaines de résolutions émises par SUNAFIL pour des violations du droit du travail.

Après cinq jours de protestation, "jusqu'à présent, il n'y a pas de solution concrète aux demandes des travailleurs miniers", a rapporté la fédération lundi 14 décembre.

Des avantages en vain

Selon la fédération, parmi les sociétés minières qui ont licencié leurs travailleurs au plus fort de la pandémie, on trouve des entreprises qui ont reçu des subventions de l'État par le biais du programme Reactiva Peru.

Ils citent, par exemple, le cas de la société minière Nexa Resources-Atacocha qui, bien qu'ayant reçu 10 millions de S du programme Reactiva Peru, a licencié ses travailleurs.

Ce sont précisément les travailleurs de cette entreprise qui se sont attachés aux clôtures situées à l'extérieur du Congrès de la République pour exprimer leur indignation.

Les protestations, selon la fédération, ne cesseront pas tant qu'elles ne seront pas entendues, même si elles doivent continuer à dormir à l'extérieur du Congrès.

"La raison et l'histoire sont de notre côté et nous sommes conscients que tôt ou tard, tout comme cela s'est passé avec nos frères travailleurs ruraux, la CAS, les affiliés de l'AFP, l'ONP, etc.

 

Source: Resumen Latino Americano - Traduction: Romain Migus