Au delà de l'information factuelle, il est interessant de noter que la droite semble lâcher une des pièces clés du gouvernement Moreno. Maria Paula Romo, ministre de l'intérieur, est la principale responsable de la répression des manifestations d'octobre 2019. Il semble qu'il y ait un intérêt électoral à se démarquer de la ministre (qui ne vient pas de la bourgeoisie équatorienne, et qui par conséquent ne bénéficie pas de ses réseaux de protection) dont les agissements avait choqué le pays. 

Le gouvernement de Moreno, qui ne compte plus que 11,8% d'opinion favorable dans la population, semble être lâché par ses alliés de droite en vue de la préparation à l'élection présidentielle. Romo se targue d'avoir la confiance du président. Il ne faut pas qu'elle oublie que son mandat est sur le point de finir. Les 2 Rives

 

L'Assemblée nationale de l'Equateur a approuvé de demander au président du pays, Lenín Moreno, la destitution de la ministre du gouvernement, Maria Paula Romo, qui est en fonction depuis août 2018.

Le corps législatif équatorien a sanctionné par 123 voix le rapport de la Commission multipartite qui, en plus d'exiger que Romo quitte son poste, a également démis de ces fonctions l'ex-membre de l'Assemblée Daniel Mendoza, dans le cas de corruption de l'Hopital de Pedernales.

La majorité des législateurs ont approuvé la révocation parce que Romo a admis devant la Commission multipartite qu'elle avait reçu des suggestions de noms de l'ex-parlementaire Mendoza liées à un cas présumé de corruption.

Romo a déclaré qu'elle continue a bénéficié du soutien du président Moreno et que "le président a également exprimé sa surprise face à cette action" du pouvoir législatif.

Concernant les propos de l'exécutif, il a fait référence au fait que "tant que j'aurai sa confiance, je ferai mon devoir, même si cela fait gène l'Assemblée nationale".

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus