Des organisations d'enseignants, de santé, de chauffeurs et d'étudiants, entre autres, ont mené des manifestations au cours de ce mois d'août pour rejeter la loi d'urgence (LUC), promue par le président Luis Lacalle Pou et approuvée en juillet dernier par le Parlement, avec une majorité du gouvernement.

Le LUC envisage une série de coupes budgétaires, d'ajustements et de désinvestissements de la part du gouvernement néolibéral de Lacalle Pou, pendant six mois à partir du 1er septembre.

Les enseignants mènent les protestations

Selon la justification des autorités, la réduction est de l'ordre de 15 % par rapport au budget exécuté en 2019, afin de couvrir un déficit budgétaire de 5,5% du PIB, causé par la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus SRAS-CoV-2.

La semaine dernière, le Comité de coordination des syndicats de l'éducation d'Uruguay (CSEU) a mené des mobilisations pour défendre l'éducation publique et rejeter le processus d'ajustement fiscal du gouvernement, qui affecte particulièrement ce secteur.

L'objectif des manifestations était de faire comprendre au pouvoir exécutif "qu'il doit rectifier le cap" qu'il a pris.

Le 14 août, les travailleurs des syndicats des transports de banlieue uruguayens ont organisé une grève de 48 heures pour rejeter les menaces de réduction des salaires.

Marche des étudiants

Le même jour, comme chaque année, a eu lieu la Marche des martyrs étudiants, en commémoration du meurtre de plusieurs étudiants par les forces répressives de l'État uruguayen.

En cette année 2020, les étudiants uruguayens ont défendu le slogan : "Sans éducation publique, il n'y a pas d'avenir", en rejetant la réduction budgétaire prévue pour l'éducation et plus particulièrement pour l'Université.

Les travailleurs de la santé descendent dans la rue

Le 13 août, c'était au tour des membres de la Fédération des fonctionnaires de la santé publique d'Uruguay (FFSP) de descendre dans la rue, réclamant des améliorations de l'emploi ainsi qu'une augmentation du budget du secteur.

La FFSP demande à l'exécutif une augmentation de salaire et une amélioration des conditions de travail. Ils rejettent également la flexibilité du travail proposée par Lacalle Pou.

Enfin, les différentes organisations sociales et les syndicats de divers secteurs du pays sud-américain sont en contact avec l'objectif de tenir un référendum pour abroger le LUC.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus