L'Institut d'études péruviennes (IEP), une organisation non gouvernementale, a informé que 97 % des citoyens péruviens souhaitent modifier la Constitution actuelle du pays.

L'enquête de l'IEP a en outre révélé que 63 % des personnes interrogées estiment qu'une assemblée constituante devrait être chargée du changement. En revanche, seuls 28 % ont indiqué que le prochain Parlement était responsable du changement, tandis que 7 % ont préconisé que ce soit le Parlement actuel.

Dans le même temps, l'étude souligne que 74 % des citoyens qui souhaitent un changement ou une réforme constitutionnelle demandent que la nouvelle loi prévoie des peines plus lourdes pour la corruption et les criminels, tandis que 36 % demandent une plus grande intervention de l'État dans les affaires économiques de la nation.

L'étude politique de l'IEP a été motivée par un projet de loi introduit par des législateurs de quatre groupes parlementaires. Les législateurs proposent de profiter des élections générales d'avril 2021 pour demander aux citoyens s'ils souhaitent que le gouvernement élu ce jour-là convoque l'élection d'une assemblée constituante.

Cette proposition a rencontré l'opposition des secteurs conservateurs, qui allèguent que l'instabilité politique peut être générée ou que la Constitution actuelle, approuvée en 1993, ne prévoit pas de référendum mais seulement sa réforme par le Congrès.

D'autre part, les partisans de la consultation affirment que le maintien de cette Grande Charte pourrait déclencher des protestations plus importantes que celles qui ont eu lieu en novembre dernier et qui ont forcé le président conservateur Manuel Merino à démissionner. Parmi les manifestants, une demande commune était de modifier la loi fondamentale du pays.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus