Les secteurs politiques équatoriens ont condamné la demande du bureau du procureur général ainsi que de la cour des comptes de procéder à un audit du système informatique du Conseil national électoral (CNE) de l'Équateur.

Ni la cour des comptes ni le Parquet n'ont pas le pouvoir d'examiner le processus électoral ou d'agir dans ce cadre.

La demande du procureur a suscité de vives critiques, suggérant que les résultats de l'audit pourraient bénéficier au candidat de droite Guillermo Lasso, qui a une relation étroite avec le président de la cour des comptes Pablo Celi.

Celui-ci a informé le Conseil national électoral (CNE) de la volonté d'auditer le système informatique pour assurer la "transparence" avant le scrutin présidentiel du 11 avril, après que le candidat Yaku Perez ait déclaré avoir été victime d'une fraude.

Selon le procureur, l'audit a pour but de donner suite aux recommandations formulées lors d'une précédente révision du système informatique électoral effectuée le 20 août 2020.

Le parti Union pour l'espoir (Unes) du candidat Andres Arauz a annoncé que dans les heures à venir, étant donné la tentative du contrôleur d'entraver le processus électoral du 11 avril, il déposera une plainte auprès de la Cour constitutionnelle pour mettre fin aux abus du procureur.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus