La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé d'Haïti (CTSP) a dénoncé le licenciement arbitraire d'employés de l'industrie textile qui ont été mis en quarantaine après avoir contracté le coronavirus responsable de la maladie Covid-19, ont rapporté les médias locaux.

"La CTSP en a assez des violations des droits de l'homme dont sont victimes les travailleurs, notamment ceux en quarantaine", a protesté Jean Bonal Fatal, chef de la Confédération, interviewé par la radio AlterRadio 106.1 FM.

Fatal a expliqué que les employés présentant des symptômes liés à la Covid-19 ont souvent recours à la médecine traditionnelle ou à l'automédication, en raison de complications dans le traitement d'un certificat médical attestant de leur absence du travail.

"Il n'y a même pas d'inspecteurs du travail à qui nous pouvons adresser des plaintes et commencer à donner suite aux plaintes concernant la violation des droits syndicaux. Le pays est très loin de respecter les conditions de travail", a déploré le dirigeant.

Il a ajouté que les travailleuses du textile qui tombent enceintes se voient refuser un emploi et, une fois exclues des usines, ne reçoivent pas non plus de soutien de l'État.

Haïti compte 2 640 cas confirmés de Covid-19, et 50 décès dus à la maladie, ce qui a exacerbé la crise sociale dans ce pays des Caraïbes depuis les manifestations antigouvernementales de février 2019.

 

Source: Sputnik - Traduction Romain Migus