Les revendications budgétaires s’ajoutent au non-respect de la loi sur le financement universitaire, ce qui se traduit par une baisse de 50 % du pouvoir d’achat des salaires. C’est pourquoi la quatrième marche fédérale devrait avoir lieu le 12 mai prochain.

Le directeur de l’Hôpital de Clínicas, Marcelo Melo, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Si les fonds ne nous sont pas versés, dans un mois et demi, nos hôpitaux cesseront de fonctionner », afin d’alerter sur le risque de collapse des hôpitaux dépendant de l’UBA en raison d’un manque de ressources financières.
De même, « nous avons dû réduire le nombre d’interventions chirurgicales et de traitements médicaux », a déclaré M. Melo, qui a également mis en garde contre les conséquences futures de la crise actuelle ; le problème ne concerne pas seulement l’insuffisance des soins prodigués aux patients, mais aussi une diminution de la formation des professionnels : « L’avenir des soins de santé dans tout le pays va se compliquer ».
De même, aux côtés de Melo se trouvaient la directrice de l’Institut d’oncologie « Ángel H. Roffo », Roxana del Águila, et le directeur de l’Institut de recherche médicale « Alfredo Lanari », Norberto Lafos.
Les revendications budgétaires s’ajoutent au non-respect de la loi sur le financement universitaire, ce qui se traduit par une baisse de 50 % du pouvoir d’achat des salaires. Pour ces raisons, la quatrième marche fédérale devrait avoir lieu le 12 mai prochain.
Par ailleurs, le budget 2026 alloue aux hôpitaux universitaires une somme de 80 milliards de pesos. Cependant, comme l’ont dénoncé mardi les autorités de l’hôpital, l’administration de Javier Milei n’a pas versé les fonds correspondant aux quatre premiers mois de l’année.
Le Ministère du Capital Humain a qualifié de « fausses » les plaintes formulées par les professionnels et a affirmé que les fonds ordinaires avaient déjà été versés, tout en reconnaissant qu’une enveloppe supplémentaire restait en suspens.
Comme prévu, le gouvernement a reproché à l’UBA de vouloir s’approprier les fonds de tous les hôpitaux. Le département dirigé par Sandra Pettovello a proposé : « Le ministère doit encore envisager une répartition efficace entre tous les établissements d’enseignement disposant d’hôpitaux ».
« Nous traversons une situation économique grave car, au cours des quatre derniers mois, nous n’avons pas reçu un seul peso du budget de fonctionnement hospitalier. Qu’est-ce que cela signifie ? Que l’hôpital ne peut pas acheter de matériel, de médicaments ni payer les honoraires.Cela affecte les soins, car nous devons réduire les effectifs de l’hôpital, ce qui signifie diminuer le nombre d’opérations, les traitements médicaux et les dépenses », a souligné Melo.
Il a également ajouté que « les fonds de fonctionnement auraient dû être versés en janvier. Il s’agit des mêmes montants que l’année dernière, c’est-à-dire qu’ils ne tiennent pas compte de l’inflation de 30 % de 2025 ».
Auteur : teleSUR – egv – MS
Traduction Marie-Claire Richard (France Amérique Latine)
Source : Tiempo Argentino – Página 12
URL de la source: https://www.telesurtv.net/hospitales-de-la-uba-advierten-que-podrian-dejar-de-funcionar-en-45-dias/
