Le Contrôleur général de l'État (CGE) a approuvé le rapport final des recommandations du Conseil national électoral (CNE), dans lequel il approuve la recommandation de l'organisme électorale de faire disparaitre quatre partis politique équatorien dont celui de l'ancien président Rafael Correa, "Fuerza Compromiso Social".

Pour qu'un parti politique soit légalisé en Equateur, il faut qu'il totalise les signatures de 1,5% de l'électorat, réparties entre les régions.

En août 2019, le Bureau du Contrôleur financier a réalisé un audit du processus de révision des signatures du Conseil National Électoral et a constaté que les quatre partis en question ne respectait pas cette condition.

"Fuerza Compromiso Social" est un parti politique indépendant fondé par le médecin et politicien Ivan Espinel. Devant l'impossibilité juridique de créer un nouveau parti politique, les partisans de Rafael Correa qui s'étaient retirés de Alianza Pais (parti historique de la Révolution Citoyenne, aujourd'hui controlé par Moreno) avaient décidé d'adhérer en masse à ce petit parti.

"Si vous voulez gagner, faites-le lors des élections", a déclaré l'ancien président Correa, après la publication de ce nouveau rapport. "(Pablo) Celi est désespéré, car il sait qu'il devra répondre à la véritable justice", a-t-il ajouté.

Comme en Bolivie, quelques jours auparavant, le pouvoir équatorien semble chercher à éliminer un adversaire électoral trop populaire qui menacerait de renverser le jeu politique.