Le procureur général de la République, Tarek William Saab, a annoncé la désignation du 67e procureur pour qu’il enquête sur 5 personnes nommées « fonctionnaires » par Juan Guaidó pour négocier un contrat destiné à s’approprier des actifs appartenant à l’Etat vénézuélien dans les pays des Caraïbes.

Il a indiqué que ces « fonctionnaires » avaient la charge de négocier avec le consortium Caribbean Recovery Assets (composé par les entreprises Lock in Capital et Global Risk Management) un accord présenté à Guaidó l’année dernière pour « s’approprier illégalement une importante quantité d’actifs, de comptes et d’autres biens appartenant au pays répartis dans 19 pays appartenant à l’alliance de  Petrocaribe. »

Les directeurs de Caribbean Recovery Assets, Jorge Reyes et Pedro Antar « auraient demandé en échange de leurs services le droit de s’approprier 18% de tout ce dont on pourra dépouiller l’Etat vénézuélien. »

De plus, les représentants de Juan Guaidó « ont demandé de 750 000 $ pour l’adjudication de ce contrat et ont exigé que dès le début de l’appropriation des biens du pays, on leur donne la moitié des 18% demandés par la Société Mercantil Consorcio Caribbean Recovery Assets. »

Les « fonctionnaires » impliqués sont :

Fernando Javier Blasi-Blanchard, Directeur des affaires commerciales de l’ambassade illégale du de Venezuela aux Etats-Unis.

Magin Eduardo Blasi-Blanchard, frère de Fernando Javier Blasi-Blanchard et responsable d’avoir mené à bien le paiement des 750 000 $ demandés pour l’adjudication du contrat.

Javier Leonardo Troconis,  commissaire présidentiel pour la gestion et la récupération des actifs désigné illégalement par Guaidó

Luis Augusto Pacheco Rodríguez, président d’une direction ad hoc fictive de Petróleos de Venezuela (PDVSA), également nommé illégalement par Guaidó.

Dans cette affaire, « on présume la commission des délits de trahison envers la Patrie, blanchiment d’argent, usurpation de fonctions et association de malfaiteurs. »

Les représentants de la société Caribbean Recovery Assets (CRA), Jorge Reyes et Pedro Antar sont également concernés par cette enquête.

« Ces firmes avec des noms tellement ronflants ne sont rien d’autre que des entreprises de koala, même pas des entreprises de valises (corrompues) utilisées par ces 2 soi-disant patrons pour faire des affaires dont la légalité est douteuse. »

Les premières déclarations faites sur Reyes et Antar ont révélé que sur eux « pèsent de graves accusations d’activités illégales aux Etats-Unis et dans d’autres pays. L’un a été condamné pour fraude envers des investisseurs et l’autre semble lié à une enquête pour blanchiment d’argent dans des exportations frauduleuses de l’Equateur au Venezuela utilisant le SUCRE.

Attentat contre le Venezuela

Pour le procureur général, « il s’agit d’une nouvelle version du contrat signé par Guaidó et Juan José Rendón avec Jordan Goudreau pour qu’il envahisse le Venezuela avec une armée de mercenaires. A cette occasion, on a voulu engager des vauriens pour qu’ils volent les actifs du pays dans les Caraïbes. Comme avec les mercenaires, on a signé un contrat pour commettre un délit contre notre pays qui finalement n’a pas été commis. »

« C’est le genre de gens qui disent être des combattants de la démocratie, qui disent qu’ils sont le Venezuela de bien, mais nous voyons comment ils agissent, » a déclaré Saab.

 

Source: Alba Ciudad - Traduction: Françoise Lopez pour Bolivar Infos