La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a demandé mercredi aux créanciers de l'Argentine de travailler avec le gouvernement pour parvenir à un accord, suite à la présentation de la dernière proposition du ministère de l'économie du pays. Elle a déclaré que "l'heure est à l'action".

Leurs déclarations viennent après le message de soutien à l'offre de dette présentée par le gouvernement de la nation sud-américaine de la part d'un des responsables du FMI.

Mme Georgieva a présenté ses considérations lors d'une conférence intitulée "Facing Covid-19", dont l'Arabie saoudite était l'organisatrice.

Elle a évoqué le processus de renégociation de la dette de l'Argentine et s'est engagée à obtenir le soutien du FMI et de la Banque mondiale. En ce sens, il a déclaré : "nous ferons notre part pour la transparence et une restructuration prudente de la dette".

D'autre part, il a expliqué qu'il est nécessaire d'impliquer les créanciers du secteur privé dans la restructuration de la dette souveraine de manière durable, conformément aux arguments avancés par le gouvernement argentin.

Le dirigeant du pays, Alberto Fernández, a souligné à plusieurs reprises que la solution trouvée avec les créanciers doit être sans "hypothéquer l'avenir de l'Argentine", afin de garantir que l'accord puisse être respecté à l'avenir.

Les fonds d’investissements Gramercy et Fintech ont accepté ce lundi l’offre finale pour la restructuration de la dette de l’Argentine.

Ce sont les deux premiers grands créanciers privés de l’Argentine à réagir de façon positive.

Le reste des bailleurs devra se prononcer avant le 4 août.

Dans un communiqué commun Gramercy Funds Management et Fintech Advisory ont salué l’amélioration des termes et des conditions par rapport à l’offre faite le 21 avril dernier.

Ils ajoutent que l’offre avancée par le gouvernement du président Alberto Fernández prévoit le caractère soutenable de la dette, « ce qui est crucial pour une croissance économique durable, élevée et inclusive».

«C’est le plus grand effort que nous puissions faire » avait déclaré le président Fernandez, ce dimanche au sujet de la nouvelle proposition de restructuration de la dette de l’Argentine.

Le gouvernement argentin tente depuis le mois d’avril de trouver un compromis avec ses créanciers privés sur la dette de 66 milliards de dollars contractée pendant le mandat de l’ancien président Mauricio Macri.

La troisième économie de l’Amérique Latine se retrouve en défaut de paiement depuis le 22 mai.

 

Source: Telesur, Prensa Latina - Traduction: Romain Migus