Le Bureau du Contrôleur général de l'Equateur a destituité lundi la présidente du Conseil national électoral (CNE), Diana Atamaint, et les conseillers José Cabrera et Esthela Acero, avec une amende en prime.

Selon le contrôleur général de l'État, Pablo Celi, les recommandations du bureau du contrôleur au CNE n'auraient pas été respectées, alléguant que les conseillers ont permis à quatre mouvements politiques (dont celui de l'ancien président Rafael Correa) "de maintenir leur statut juridique, en violation des exigences constitutionnelles et légales".

Selon le rapport, le rapport note également la prédétermination d'une amende et le licenciement de la directrice nationale du conseil juridique, Dayana Torres Chamorro, pour avoir "autorisé des rapports recommandant que ces quatre partis conserve le statut et leur droit d'inscription au Registre Permanent des Organisations Politiques".

Pour sa part, l'ancien président Rafael Correa a rejeté cette déclaration et a demandé que la question de la pandémie soit traitée en priorité, "au milieu des tragédies que connaît le pays et de la décomposition morale jamais vue auparavant, la fraude électorale est consommée. Sept mois avant les élections, le "contrôleur" Celi a "renvoyé" la majorité du CNE pour ne pas avoir accepté l'élimination illégale des partis", a-t-il ajouté.

Selon un rapport présenté le 19 juin par le Bureau du Contrôleur financier, le CNE "doit les éliminer pour ne pas avoir respecté la remise des signatures correspondant à 1,5 % de la liste électorale, condition nécessaire à leur inscription et à leur participation aux élections

Jusqu'à présent, le président du corps électoral n'a pas fait de déclaration, bien que, selon le bureau du contrôleur, les membres du CNE disposent de 30 jours pour faire leurs décharges respectives.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus