La Marche a traversé quelque 22 municipalités du pays et environ 500 kilomètres de Popayán à Bogota.

La Marche pour la Dignité est arrivée vendredi à Bogotá, en Colombie, pour dénoncer sous le slogan « Ils nous tuent » les assassinats de leaders sociaux, la gestion de la pandémie, la crise de l’éducation, la présence accrue des troupes étasuniennes dans le pays, entre autres questions.

Après leur arrivée, la mobilisation prévoit de se déplacer au siège de la compagnie pétrolière d’État Ecopetrol, pour rendre visibles les dénonciations et les revendications des travailleurs qui sont enchaînés devant les installations de la compagnie depuis plus de 15 jours et n’ont reçu que des menaces en réponse.

Ils ont également dénoncé la décision du gouvernement d’Iván Duque et l’ajustement que fait Ecopetrol pour vendre et privatiser l’infrastructure des oléoducs dans un avenir proche.

De même, à leur arrivée, la mobilisation a défilé pour soutenir les secteurs du travail qui demandent des garanties au gouvernement national. Pendant ce temps, à 18 heures (heure locale), une veillée nationale sera organisée pour défendre la vie des leaders sociaux qui ont signé l’accord de paix, notamment les Afro-Colombiens, les paysans et les indigènes.

Selon le programme prévu ce vendredi dans la capitale colombienne, les marcheurs feront des arrêts à la mairie de Ciudad Bolivar, à l’hôpital San Juan de Dios et à l’endroit où Dilan Cruz est décédé lors des marches du 23 novembre dernier.

Les organisateurs de la Marche pour la Dignité ont exprimé que les marcheurs ont toutes les mesures de biosécurité que le moment exige pour combattre la pandémie de Covid-19.

Selon le registre de l’Institut d’études pour le développement de la paix (Indepaz), 164 dirigeants sociaux et 25 anciens combattants signataires du processus de paix ont été assassinés jusqu’à présent cette année.

 

Source: Telesur - Traduction FAL 33