La Cour de justice des Caraïbes (CCJ) a décidé mercredi que le Directeur Général des élections, Keith Lowenfield, doit produire son rapport comme l'avait déjà demandé la présidente de la Commission électorale du Guyana (GECOM), la juge Claudette Singh.

La CCJ a également invalidé le récent rapport soumis par Lowenfield, dans lequel il avait écarté plus de 115.000 votes.

La CCJ a décidé que le rapport de Lowenfield, qui contient de prétendues irrégularités, est sans conséquence.

La CCJ s'est déclarée compétente dans l'affaire déposée par le candidat à la présidence du Parti progressiste du peuple/Civic (PPP/C), Irfaan Ali, et son secrétaire général, Bharrat Jagdeo.

Ali et Jagdeo ont contesté une décision de la Cour d'appel du Guyana dans l'affaire déposée par Eslyn David, partisane de l'APNU/AFC.

Le juge Singh avait écrit à Lowenfield pour lui demander de préparer un rapport final sur l'élection présidentielle.

"Conformément à l'article 177 (2) (b) de la Constitution et à la section 96 de la loi sur la représentation du peuple, il vous est demandé de préparer et de soumettre votre rapport avant 13h00 le 18 juin 2020 en utilisant les résultats du recomptage pour examen par la commission", a écrit la juge Singh dans sa lettre à Lowenfield.

Ce dernier a été tenu de compiler les 10 certificats de déclaration de recomptage (SOR) pour remplir ses obligations constitutionnelles et légales.

Les résultats, établis à partir des données générées à partir des 2 339 Déclarations de Recomptage (DDR), montrent que le PPP/C a remporté le scrutin du 2 mars avec 233 336 voix en sa faveur. L'APNU/AFC a obtenu 217 920 voix. Pour les nouveaux partis, les chiffres sont les suivants : A New and United Guyana - 2313 ; Change Guyana -1953 ; Liberty and Justice Party - 2657 ; People's Republic Party - 889 ; The Citizen's Initiative - 680 ; The New Movement - 244 ; et United Republican Party - 360.

Toutes les grandes puissances internationales ont également demandé à la GECOM d'utiliser les résultats du recomptage comme base de sa déclaration.

 

Source: Guyana Times - Traduction: Romain Migus