L’opposition, composée de l’Union pour la Patrie, des Provinces unies et de la Coalition civique, a présenté des avis défavorables et a appelé à une manifestation partant de l’angle du 9 de Julio et de l’Avenida de Mayo pour rejoindre le Congrès.

Javier Milei insiste sur le fait que la modification de cette loi constitue un progrès, alors qu’elle
condamne en réalité une ressource naturelle de l’Argentine. Photo : EFE.
8 avril 2026
La Chambre des députés argentine s’apprête à voter ce mercredi la modification de la loi sur les glaciers, après avoir obtenu un avis favorable soutenu par 37 des 66 membres de la commission plénière de l’Environnement et des Affaires constitutionnelles.
L’initiative, portée par le parti au pouvoir La Libertad Avanza (LLA), bénéficie également du soutien de législateurs du PRO, de l’UCR et de provinces minières telles que Catamarca, San Juan et Misiones.
L’opposition, composée de l’Unión por la Patria, des Provincias Unidas et de la Coalition civique, a présenté des avis défavorables et a appelé à une marche depuis l’angle du 9 de Julio et de l’Avenida de Mayo jusqu’au Congrès. «Non à l’assouplissement des normes environnementales de Milei et du FMI. Défendre les glaciers, c’est défendre l’eau, la souveraineté et l’avenir des Argentins», tel est le slogan.
La réforme propose que seuls les glaciers présentant un « apport hydrique significatif et vérifiable » restent sous protection stricte, et accorde davantage de pouvoirs aux gouverneurs pour établir l’inventaire des glaciers, en arguant que les ressources naturelles relèvent de la compétence provinciale selon la Constitution.
Lors des exposés préalables, seuls des fonctionnaires nationaux et provinciaux ayant des intérêts miniers, tels que ceux de Catamarca, Jujuy, Mendoza, San Juan et Salta, ont été invités, ce qui a suscité des critiques. Le député Maximiliano Ferraro a dénoncé l’exclusion des constitutionnalistes sollicités par l’opposition et a remis en cause la participation du secrétaire aux Mines, Luis Lucero, récemment mis en examen pour avoir fait partie d’un cabinet d’avocats qui conseillait des entreprises minières.
L’exécutif défend cette réforme comme nécessaire pour débloquer les investissements miniers. Lucero a affirmé que « l’eau douce n’est pas un véritable problème » et que freiner des projets à cause de glaciers de débris représente une « barbarie ». De son côté, le sous-secrétaire à l’Environnement, Fernando Brom, a souligné que la loi actuelle a paralysé « l’évaluation et l’étude de la ressource en eau».
Depuis 2010, l’Argentine dispose d’une loi visant à préserver cette ressource naturelle, pays comptant parmi les plus riches en glaciers et présentant la plus grande diversité de glaciers au monde, qui constituent une réserve importante pour la consommation humaine et le développement de l’agriculture.
Le mandat de Milei insiste sur le fait que la modification de cette loi vise à « créer un contexte économique favorable pour l’Argentine » et que cette modification modifie une série d’aspects, tels que la protection des glaciers en fonction de leur contribution en tant que réserve, ce qui pourrait entraîner la perte de ces ressources jugées, sur le plan législatif, non conformes à ce qu’ils considèrent comme valable.
Auteur : teleSUR – eql – MS
Source : Agences
