Patricia Poleo et Daniel Lara sont deux opposants radicaux à la Révolution bolivarienne. Elle, fut la furtive ministre de la communication du "gouvernement" de Pedro Carmona lors du Coup d'État d'avril 2002 contre Hugo Chávez. Ils n'appartiennent pas au Gang de Guaido, qui actuellement à la main mise sur le butin des spoliations de la Nation vénézuélienne. Patricia Poleo est la journaliste qui la première a contacté le mercenaire Jordan Goudreau avec qui Guaido avait signé un contrat pour éliminer le président Maduro. Ils parlent, en connaissance de cause, de la corruption au sein des partisans de Guaido. Les 2 Rives

 

 

 

Radicalisés dans l'immigration, aux États-Unis la dame, en Allemagne le monsieur, deux opposants de haut vol à la Révolution bolivarienne nous offrent un spectacle hilarant, stupéfiant, ou consternant, c'est selon. 

Patricia Poleo et Daniel Lara Farías dialoguent :

Patricia Poleo : Tu crois que les États-Unis ne savent pas, exactement, la corruption qu'il y a eu dans le gouvernement par intérim [de Juan Guaidó Márquez] ? Tu crois qu'ils ne le savent pas ?

Daniel Lara Farías : Ils devraient le savoir.

Patricia Poleo : Ils le savent. Ils le savent. Et s'il y a quelque chose que ce pays ne tolère pas – je parle des institutions, pas des individus – c'est la corruption. Et ils le savent. Et il y a Guaidó reconnu par les États-Unis. L'affaire Lester Toledo, qui a été révélée, et qui a circulé sur les réseaux sociaux, avec des preuves qu'il avait pris de l'argent, argent pris à un citoyen d'ici, des États-Unis, qui avait fait un apport humanitaire pour le Venezuela, et ce monsieur a pris cet argent. Tu vas me dire que les États-Unis, si les gens s'abstiennent, si tout le monde se tient tranquille, les États-Unis vont faire quelque chose ?

Daniel Lara Farías : Alors tout cela n'était que mensonge.

Patricia Poleo : Ce n'est pas que ç'ait été un mensonge. Mais Trump ne peut pas se mettre à reconnaître son propre échec, son erreur, d'avoir donné tant de pouvoir et tant de soutien à Guaidó. Est-ce que tu me diras que ce pays, le premier pays du monde, ne va pas comprendre que, un an et demi après avoir reconnu Guaidó, c'est un échec. Allons !

Daniel Lara Farías : Un échec, un échec de la politique extérieur de Donald Trump. Et ce n'est pas n'importe quel échec, un échec dans leur zone d'influence majeure. De la pensée à la réalité. Je ne crois pas, je refuse de croire que tout cela puisse passer comme si de rien n'était, toutes ces affaires de corruption, effrayantes, encore une fois, encore une fois, Lester Toledo. Parce que c'est une nouvelle affaire. Il y a des gens qui croient que c'est la première affaire. Mais Lester Toledo a été dénoncé au moins depuis l'an dernier.

Patricia Poleo : Là c'est pas grand-chose ce qui est dénoncé dans cette communication, c'est une petite affaire si on compare à ce qu'il a déjà fait.

Daniel Lara Farías : Il est l'une des personnes accusées d'avoir servi à faire échouer ce qui est devenu l'opération Gédéon [de débarquement militaire au Venezuela début mai 2020] ; parce que lorsque l'opération se préparait, à l'origine, ils avaient calculé un coût. Cette opération devait se faire le 1er mai de l'an 2019, c'est la fameuse opération qu'organisait monsieur Cliver Alcalá Cordones, quand je dis « monsieur » c'est façon de parler. Ils étaient en train d'organiser l'opération, et pour organiser l'opération ils avaient calculé un coût de deux millions de dollars. Et l'une des personnes qu'ils contactent c'est Lester Toledo, parce qu'il était dirigeant dans le Zulia, et parce qu'il connaissait Cliver Alcalá Cordones. Monsieur Lester Toledo pour financer l'opposition [sic, pour « opération »] s'est activé pour lever les fonds pour qu'elle puisse être mise en œuvre. Et c'est après quelque temps qu'on apprend que ce monsieur est allé demander de l'argent en prétendant que l'opération coûtait six millions de dollars. C'est-à-dire, le monsieur a mené cette opération, qui coûtait deux millions de dollars, il est allé en demander six [millions de dollars], afin qu'il lui en reste, pour celui-ci, pour celui-là, pour un ami... Voilà la personne dont nous sommes en train de parler. Ils sont capables de ça. Ce n'est pas qu'ils ont volé de l'argent ; ils ont volé l'opportunité pour un Vénézuélien d'avoir un plat à manger, parce qu'il s'agissait de l'argent de l'aide humanitaire. Ils ont volé une opportunité d'organiser des actions contre le régime.

Patricia Poleo : Peu leur importe. Ils ne veulent pas être gouvernement parce que être opposition leur a été très bénéfique, économiquement parlant. Pourquoi renonceraient-ils à cela ?



Source: Con El Mazo Dando - Traduction : Numancia Martínez Poggi