L'ancien président Ricardo Martinelli, qui a gouverné le Panama de 2009 à 2014, est accusé de blanchiment d'argent.

L'ancien président Ricardo Martinelli a refusé de comparaître devant le tribunal. En son absence, le deuxième procureur contre le crime organisé, Emeldo Márquez, a interdit à l'ancien président de se rendre à l'étranger.

La raison de cette nomination est due aux liens possibles de Martinelli avec le blanchiment d'argent. Ce prétendu méfait de l'ancien président serait lié à l'affaire connue sous le nom de New Bussines.

M. Martinelli a justifié son absence en présentant une licence médicale délivrée par le cardiologue Ricardo Frago, qui a précédemment été le médecin privé de l'ancien président.

Martinelli, à son tour, a appliqué l'article 25 de la Constitution, qui stipule qu'aucun citoyen n'est obligé de témoigner contre lui-même.

L'ancien président panaméen a également demandé la protection du principe de spécialité présent dans le traité d'extradition. Cette ressource juridique, établie en 1904 entre les États-Unis (USA) et le Panama, a fini par être refusée par les USA.

Martinelli a accusé l'ancien procureur de la nation, Kenya Portell, et l'ancien président panaméen, Juan Carlos Varela, d'avoir déclenché une persécution politique à son encontre.

Martinelli devra témoigner vendredi prochain devant le bureau du procureur spécial anti-corruption. Dans ce cas, l'ancien président sera interrogé sur les éventuelles commissions reçues par l'entreprise brésilienne Oderbrecht.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus