Aux antipodes des demandes populaires, la gauche trotskyste argentine, agglomérée au sein du Front de gauche, s'est opposée à l'imposition de grandes fortunes présentées par le gouvernement au Congrès.

Les deux députés du Front de Gauche (FIT) à la Chambre basse, Nicolás del Caño et Romina Del Plá, ont informé aujourd'hui que leur bloc s'abstiendra de voter sur ce projet populaire, promu par le député Máximo Kirchner.

Cela a généré une forte répudiation dans les réseaux sociaux, surtout dans le cas d'une force politique qui proclame depuis plus de cinq ans "Que les capitalistes paient pour la crise".

"Le Front de gauche s'abstiendra mardi prochain à la Chambre des représentants pour dénoncer que le soi-disant impôt sur la fortune est une manœuvre du gouvernement pour cacher l'ajustement convenu avec le FMI", a tenté d'argumenter sur ce sujet le législateur de Buenos Aires Gabriel Solano.

Le projet de loi propose un impôt de 2 % sur les avoirs des personnes physiques ayant déclaré plus de 200 millions de pesos jusqu'à la date de promulgation de la loi.

La collecte de cette contribution sera destinée à 20% à l'achat et/ou à l'élaboration d'équipements et de fournitures critiques pour l'urgence sanitaire, 20% aux PME, 15% aux programmes de développement des quartiers populaires, 20% aux bourses du programme intégral de bourses Progresar et 25% aux programmes d'exploration et de développement du gaz naturel, par le biais d'Enarsa, selon le projet.

Cette initiative est motivée par le fait que des individus disposant d'une grande fortune apportent une contribution extraordinaire pour faire face aux conséquences de la pandémie de coronavirus et "soutenir la voie de la reprise économique", a déclaré le Frente de Todos dans un communiqué

Avec cette initiative, l'Administration fédérale des recettes publiques (AFIP) prévoit de collecter 307 milliards de pesos (1,1 % du PIB de l'année en cours), atteignant ainsi un univers potentiel de 9 298 personnes.

 

Source: Noticias en Red - Traduction: Romain Migus