Le président équatorien, Guillermo Lasso, a ordonné le renforcement de la sécurité à la prison Litoral de Guayaquil, dans ce qu'il a appelé une opération massive visant à prendre le contrôle total de l'établissement pour une durée indéterminée, après qu'un affrontement entre gangs au cours d'une émeute a fait 68 morts parmi les détenus.

M. Lasso a déclaré que son pays était attaqué par les mafias du trafic de drogue qui tentent de prendre le contrôle des prisons, ce qu'il a rendu responsable des meurtres, bien que, selon la presse locale, la crise soit également le résultat de la négligence de l'État face à un problème de longue date.

Le Secrétariat à la communication de la Présidence équatorienne a indiqué qu'une opération conjointe a été mise en œuvre avec la police et les forces armées, afin d'assumer le contrôle total et absolu du centre pénitentiaire d'El Litoral.

Environ 1 000 hommes, 500 de la police et 500 des forces armées, sont entrés dans le centre pénitentiaire pour y déployer, comme ils l'expliquent, des actions opérationnelles de contrôle d'accès et de contrôle du périmètre extérieur et intérieur.

Les médias locaux ont toutefois rapporté dans la matinée qu'environ 3 000 soldats et 1 000 policiers ont participé à l'opération.

L'opération vise à imposer indéfiniment la présence de l'État dans ce scénario, tandis que le gouvernement de Guillermo Lasso s'efforce d'initier ce qu'il appelle un processus de dialogue pénitentiaire avec la participation d'une équipe interinstitutionnelle.

Il a également annoncé que les mesures nécessaires seraient prises pour renforcer la technologie.

Le massacre de samedi 12 novembre 2021 s'ajoute à un autre massacre survenu en septembre dernier, au cours duquel 118 détenus auraient été tués, ainsi qu'à d'autres événements similaires survenus cette année, qui ont fait plus de 200 morts parmi les détenus.

Les autorités attribuent cette crise à des affrontements entre des bandes criminelles qui se battent pour le contrôle des prisons et qui seraient liées à des cartels de la drogue qui utiliseraient le pays pour le trafic interne et international de drogue, provenant de pays producteurs comme la Colombie et le Pérou.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus