Marche indigène Colombie

Plus de 8 000 indigènes de différentes éthnies sont réunies dans la municipalité de Caldono, située dans le département du Cauca (sud-ouest de la Colombie).

Les milliers d'indigènes devraient arriver le 12 octobre, dans la ville de Cali pour y tenir une réunion avec le président Ivan Duque afin de discuter de questions telles que le respect du territoire, les garanties pour leurs dirigeants, la paix dans les communautés, l'exploitation minière et son impact sur le territoire, le harcèlement par les groupes paramilitaires et la mise en œuvre des accords de paix.

À leur arrivée dans la ville de Cali (capitale du département du Valle del Cauca), les autochtones se réuniront dans le Colisée des Peuples. Bien qu'il était prévu d'arriver sur le campus de l'emblématique Universidad del Valle, les autorités ne l'ont pas permis.

Dans une déclaration commune, les organisations indigènes ont déclaré que si le président Duque ne les recoit pas à Cali, elles se mobiliseront à Bogota (la capitale) pour qu'elles puissent être entendues.

Les dirigeants de chaque communautés ont indiqué que les groupes disposent de réserves de nourriture et de médicaments en cas d'urgence, ainsi que d'éléments de biosécurité tels que des masques, de l'alcool et des gants en raison du contexte de la pandémie de Covid-19.

Lors d'une assemblée tenue le 6 octobre dans le Cauca, les organisations indigènes ont envoyé une lettre au chef de l'Etat pour demander une réunion afin d'analyser la situation de la violence en Colombie.

La minga considère que "la politique économique et sociale" du gouvernement de Duque affecte les communautés indigènes en menaçant leur vie et leur survie en tant que peuples, "l'approfondissement de la politique minière et énergétique, qui réduit les droits démocratiques et les libertés civiles, détériore la démocratie de façon permanente", ajoute la lettre.

Le communiqué conjoint appelle à la mise en œuvre complète de l'accord de paix et à la recherche de solutions aux problèmes qui touchent les communautés indigènes, aggravés par la pandémie de Covid-19 et la mauvaise gestion du gouvernement.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus