Des associations de défense des droits humains affirment que l’état de conflit armé interne
déclaré par Noboa a intensifié la violence à l’encontre des communautés LGBTIQ+ en
Équateur.

hausse des crimes haineux dans: Les organisations LGBTIQ+ dénoncent 12 meurtres en
Équateur en 2026 Équateur. Photo : EFE
17 mai 2026
Les organisations LGBTIQ+ d’Équateur ont dénoncé ce dimanche le meurtre d’au moins 12
personnes de leur communauté dans le pays depuis le début de l’année 2026. Dans le cadre de
la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, ces
associations ont exigé de l’État l’adoption urgente de mesures visant à mettre un terme à la
violence et à l’impunité.
Le rapport de l’Observatoire Runa Sipiy de l’Association Silueta X précise que parmi les
victimes mortelles recensées cette année, on compte 11 femmes transgenres et un homme
homosexuel. Dans un manifeste public, les organisations ont souligné que l’État équatorien
ne dispose pas de registres officiels distincts sur ces crimes et ne reconnaît pas le
transfémicide dans la législation pénale en vigueur.
L’observatoire a recensé plus de 199 meurtres de personnes LGBTIQ+ en Équateur depuis 2010. Rien qu’en 2025, 30 cas ont été recensés, ce que les associations qualifient d’« arithmétique de l’horreur » face à l’augmentation des morts violentes.
«Aujourd’hui, nous ne commémorons pas. Nous dénonçons. Nous ne demandons pas. Nous exigeons», ont déclaré les collectifs dans le document diffusé sur les réseaux sociaux.
Les organisations attribuent la persistance de ces actes à l’absence d’enquêtes tenant compte de la diversité, à l’absence de statistiques officielles, à la criminalisation des victimes et aux obstacles à l’accès aux services de santé, de justice et de protection.
La déclaration officielle exige du président Daniel Noboa et de l’Assemblée nationale une réforme du Code pénal organique intégral afin de criminaliser le transfémicide, ainsi que l’adoption d’uneloi sur l’identité de genre. Les revendications incluent la demande adressée au Parquet général de l’État de créer une unité spécialisée dans les crimes de haine, et au ministère de l’Intérieur de mettre en œuvre des protocoles policiers respectant l’identité de
genre des victimes.
Les collectifs ont indiqué que le conflit armé interne, déclaré par le président Noboa en 2024 contre des bandes criminelles qualifiées de terroristes, a intensifié la violence de manière disproportionnée à l’encontre des communautés LGBTIQ+.
Face à ce contexte, le mouvement a appelé la Commission interaméricaine des droits de l’homme et les Nations unies à surveiller la situation du pays et à soutenir ses revendications.
Le document se termine par un rejet de la vague mondiale de recul des droits LGBTIQ+ promue par les centres de pouvoir politique d’extrême droite et religieux.
Traduction: Marie-Claire Richard (France Amérique Latine 33)
Auteur : teleSUR – wh – DE
Source en espagnol: https://www.telesurtv.net/ecuador-denuncian-crimenes-contra-lgbtiq/
