Les candidats à la présidence du Chili ont tenu le dernier débat télévisé avant les élections du dimanche 21 nevembre 2021, au cours desquelles les citoyens choisiront leur futur président pour le mandat 2022-2026.

L'un des principaux moments du débat a été lorsque cinq des candidats ont demandé à José Antonio Kast, du Parti républicain (PP), parti d'extrême droite, d'expliquer son soutien à la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) dans l'un de ses derniers discours.

Le candidat à la présidence de la coalition de gauche Apruebo Dignidad, Gabriel Boric (Gauche), qui est en tête des sondages, a également été pris pour cible par ses adversaires politiques.

La loi électorale chilienne stipule que pour remporter la présidence au premier tour, un candidat doit obtenir plus de 50 % des voix, mais jusqu'à présent, aucun candidat n'a atteint ce niveau.

Les sondages laissent penser qu'un second tour de scrutin, qui aura lieu le 19 décembre, opposera les deux premiers candidats ayant obtenu le plus de voix, Kast et Boric.

M. Boric a dénoncé le fait que le programme électoral de M. Kast comporte des points discriminatoires qui mettent en péril les avancées en matière de droits de l'homme, étant donné que l'ultra-droite ne reconnaît pas l'égalité du mariage et rejette l'avortement en toutes circonstances.

M. Kast a affirmé que les élections de 1989, alors que Pinochet était encore au pouvoir, étaient "démocratiques, libres et informées".

La chrétienne-démocrate Yasna Provoste, quant à elle, a déclaré vouloir un pays où il y a des salaires décents, l'accès au logement, le droit à la santé et aux soins pour les adultes.

Le candidat pro-gouvernemental Sebastián Sichel a quant à lui déclaré qu'il se battait pour un meilleur destin du pays, "une lutte constante pour avancer ensemble" et pour donner une voix à "une grande majorité silencieuse de Chiliens".

Le président du Parti progressiste (PRO), Marco Enríquez-Ominami, s'est opposé aux extrêmes. "Nous connaissons la colère des Chiliens. La sécurité est en jeu, mais pas avec les idées de Pinochet proposées par Kast. Il ne s'agit pas d'élire le plus sympathique. C'est vous qui décidez. Je ne veux pas d'extrémistes, je veux des certitudes", a-t-il déclaré.

Eduardo Artes, le candidat de l'Union patriotique, s'est dit favorable à la modification du système. "Nous avons beaucoup progressé dans la refondation du Chili, avec un programme anti-impérialiste. L'avenir appartient aux travailleurs. C'est le seul moyen de mettre fin à l'obscurantisme. Il n'y a pas de moindre mal, seulement une voie", a-t-il déclaré.

Le septième candidat à la présidence chilienne, l'économiste Franco Parisi (Partido de la Gente), n'a pas participé au débat car il se trouve aux États-Unis où il a été testé positif au Covid-19.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus