Le président Daniel Ortega a traité de « terroristes » les évêques qui ont soutenu les protestations qui ont éclaté au Nicaragua en avril 2018 et il a dit que dans un autre pays « ils seraient déjà en prison. »

Ortega a émis lundi dernier un message transmis par la télévision officielle avec sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, dans lequel il a fustigé ces mobilisations qu’il a qualifiées de « coup d’Etat terroriste » de l’opposition « destiné à priver le peuple de ses droits et de sa souveraineté. »

Il a aussi fustigé les 37 opposants qui ont été arrêtés en juin parmi lesquels 7 étaient candidats à la présidence.

Pour Ortega, les religieux ont participé à « une tentative de coup d’Etat » après que l’église ait donné son soutien aux manifestations qui ont débuté en avril 2018 et ont été brutalement réprimées par le Gouvernement. « Eux (les évêques), comme s’ils avaient été élus, comme s’ils étaient une autorité élue et comme s’ils avaient des droits, nous ont lu l’ultimatum dans lequel ils nous donnaient 24 heures pour quitter le Gouvernement, remettre le pouvoir judiciaire, remettre la présidence, remettre le pouvoir électoral, remettre l’Assemblée Nationale. Leur remettre tout ! » a dit Ortega à propos d’une lettre présentée par les représentants de l’église au Gouvernement dans le cadre des négociations qui ont eu lieu à Managua en 2018 pour mettre fin à la crise politique.

« Nous autres, nous écoutions avec beaucoup de patience quand Messieurs les évêques lisaient leur document signé par eux tous. C’est un document honteux ! Messieurs les évêques signant au nom des terroristes, servant l’Empire (les États-Unis). La vérité, c’est que soit ils ont cédé et sont devenus complices du terrorisme soit les véritables responsables de ces actes de terrorisme n’étaient pas ceux qui étaient sur les barricades.

C’étaient aussi des délinquants mais les chefs, ceux qui ont organisé tout cela, ceux qui ont armé tout cela, c’étaient « les cols blancs », ceux qui ne se salissent pas les mains, ceux qui ne salissent pas leurs chaussures, ceux qui se sentent intouchables, » a déclaré le président.

 

Source: Resumen Latinoamericano - Traduction: Françoise Lopez pour BolivarInfos