Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla, a rejeté, par le biais du réseau social Twitter, l'inclusion de Cuba par président sortant des Etats-Unis (USA), Donald Trump, dans la liste des "Etats qui parrainent le terrorisme".

Le ministre cubain des affaires étrangères a condamné l'action du président sortant de la Maison Blanche Donald Trump et l'a qualifiée d'"hypocrite et cynique".

"L'opportunisme politique de cette action est reconnu par tous ceux qui se préoccupent honnêtement du fléau du terrorisme et de ses victimes", a déclaré M. Rodríguez Parrilla.

Le ministère cubain des Affaires étrangères a dénoncé que pendant des mois, la tristement célèbre accusation a été préparée : "Pendant des mois, on a spéculé sur la possibilité d'inclure Cuba dans la liste unilatérale du Département d'État qui classe les pays, sans mandat ni légitimité, sans véritable motivation, en se référant au terrorisme et à ses conséquences", a-t-il ajouté.

"Cuba est un État victime du terrorisme et notre population l'a subi dans sa propre chair, au prix de 3 478 morts et 2 099 personnes handicapées, en raison d'actes commis par le gouvernement des États-Unis ou perpétrés et commandités depuis le territoire de ce pays avec la tolérance des autorités officielles", a souligné le ministère cubain des Affaires étrangères.

Quelques heures auparavant, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait déclaré que cette mesure visait à faire cesser à Cuba son "soutien au terrorisme international et à la subversion de la justice américaine".

Cuba avait été retirée de la liste des pays qui parrainent le terrorisme en 2015, lors du second mandat du président démocrate Barack Obama (2009-2017).

Pour sa part, le responsable du bureau États-Unis du ministère cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández Cossio, a condamné la mesure et l'a qualifiée d'opportuniste.

Dans son compte-rendu sur Twiter, il a déclaré que "le Département d'État états-unien manipule la question du terrorisme avec un opportunisme politique grossier".

Il a également ajouté que "désigner Cuba comme Etat commanditaire est un engagement corrompu et caractéristique de l'actuel gouvernement américain envers ceux qui ont fait de l'agression contre Cuba un mode de vie", a-t-il souligné.

La décision du gouvernement américain, prise neuf jours avant la fin du mandat de Donald Trump, vise à porter un préjudice important à l'économie cubaine, qui a déjà été affectée par les restrictions sur les voyages et l'envoi de fonds, la persécution des pays qui envoient du pétrole à Cuba, le harcèlement des entités qui font du commerce avec l'île et d'autres actions qui font partie du blocus.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus