Le parti du président brésilien, Jair Bolsonaro, avec lequel il compte participer aux élections de 2022, est sous le feu de fortes critiques et condamnations pour corruption.

Le journal Folha de Sao Paulo fait remarquer les allégations qui pèsent notamment sur Valdemar Costa Neto, président du Parti libéral, la formation politique choisie par l'ultra-droite pour se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2022.

Valdemar Costa Neto est impliqué, de toute évidence, dans une affaire de corruption.

Selon le journal brésilien, il n'existe pas un seul cas de corruption des médias au Brésil dans lequel l'un des membres du nouveau parti de Bolsonaro n'a pas été impliqué, présumé ou confirmé par les tribunaux.

Malgré toutes ces allégations, le Parti libéral,  devenu un acteur de la politique brésilienne il y a un an, a brandi l'étendard de la lutte contre la corruption et a promis de mettre fin aux réseaux clientélistes qui sont courants, voire endémiques, dans la politique brésilienne.

Son président, Valdemar Costa Neto, a notamment passé 11 mois en prison après avoir été condamné par la Cour suprême du Brésil à sept ans et dix mois pour corruption et blanchiment d'argent dans le cadre du scandale du «mensalão».

Outre Valdemar Costa Neto, le vice-président du Parti libéral de l'époque, Carlos «Bispo» Rodrigues, l'ancien ministre des transports Anderson Adauto et l'ancien trésorier du parti Jacinto Lodos, ainsi que d'autres députés et conseillers, ont également été inculpés.

Les problèmes de M. Costa avec la justice brésilienne ne s'arrêtent pas là, puisqu'il est toujours mis en examen dans l'affaire Lava Jato, une macro-intrigue de corruption à laquelle presque aucun parti de l'arc parlementaire brésilien n'a pu échapper.

Le président du Parti de Bolsonaro fait l'objet d'une enquête pour des irrégularités présumées, notamment la perception de commissions, dans une série de contrats entre des entreprises privées et le ministère des Transports, un portefeuille qu'il a dirigé pendant les précédents gouvernements du Parti des travailleurs (PT) et celui de l'ancien président Michel Temer (2016-2018), rappelle le journal Folha de Sao Paulo.

Malgré tout, conclut le journal, M. Costa continue d'exercer une grande influence au sein du Congrès, tout comme son parti, et jouit d'une grande place dans les administrations fédérales, grâce à ses 43 députés et quatre sénateurs, qui font partie de ce que la politique brésilienne appelle le «centrão», des forces politiques qui, au-delà des idéologies, offrent leur soutien aux propositions du pouvoir exécutif en échange d'avantages et de privilèges dans les domaines qu'elles gouvernent.

 

Source: Radio Havana Cuba