Le gouvernement brésilien, confronté aux prévisions de la pire récession économique de son histoire, prévoit d'agir sur plusieurs fronts pour favoriser une reprise rapide.

Dans ce scénario, la réforme fiscale et la privatisation sont en tête de l'ordre du jour.

"Nous allons approuver une réforme fiscale cette année, afin que les entreprises puissent prospérer. Nous devons réduire les impôts et augmenter les taxes sur les dividendes. Nous avons besoin d'un système progressiste", a déclaré dimanche le ministre de l'économie Paulo Guedes à CNN.

Le président de la Chambre basse, Rodrigo Maia, considère également la réforme fiscale comme une priorité de l'agenda législatif et, comme M. Guedes, a préconisé l'imposition des dividendes.

"Elle améliore l'incitation à investir. Aujourd'hui, l'entreprise n'est pas encouragée à investir, car aucun impôt n'est payé sur les dividendes. Par conséquent, la réduction de l'impôt sur les sociétés (sur le revenu) et l'imposition des dividendes amèneront les entreprises à réinvestir dans leurs actifs", a déclaré M. Maia à Globo News.

M. Guedes a déclaré qu'il y aurait "trois ou quatre privatisations majeures dans les 60 ou 90 jours à venir". Il a mentionné les secteurs de l'électricité, du pétrole, du gaz, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que le transport côtier, comme étant les segments où les privatisations et les concessions vont se multiplier dans les prochains mois.

Les institutions internationales telles que le FMI prévoient une contraction du PIB d'environ 10 % en raison de la pandémie, mais le gouvernement estime que ce chiffre est exagéré.

"Le choc externe prévu pour cette année n'est pas venu, les institutions doivent donc réviser la contraction prévue de 10 % à environ 6 %", a déclaré M. Guedes, ajoutant que la forte demande de la Chine a aidé le Brésil à atténuer certains effets négatifs en termes de commerce.

Après avoir chuté en avril et mai, l'économie montre des signes de reprise, notamment dans les secteurs de l'industrie et des services.

Face à ces signes, les économistes sont également moins pessimistes. Après plusieurs semaines de révisions à la baisse, les 100 économistes interrogés par la Banque centrale ont amélioré leurs prévisions de -6,54% à -6,50 il y a une semaine.

 

Source: BNAmericas - Traduction: Romain Migus