L'International Land Coalition (ILC) a dénoncé le meurtre de défenseurs des droits à la terre au Guatemala, une situation qu'elle a qualifié de "péoccupante".

Dans une déclaration publiée mercredi, l'ILC a exprimé "sa préoccupation quant à la grave situation de criminalisation et de violation des droits de l'homme des organisations paysannes et indigènes au Guatemala dans l'exercice de leur rôle dans la défense pacifique de leurs terres et territoires.

Jusqu'à présent, quatre défenseurs d'organisations faisant partie de l'ILC ont été assassinés et l'un d'eux est porté disparu (...) En outre, cinq tentatives d'expulsion extrajudiciaire de communautés indigènes ont été faites, ce qui montre l'insécurité du régime foncier que vivent les paysans et les indigènes dans le pays", ajoute le document.

La déclaration a rappelé que cette situation s'est aggravée, depuis 2018, plusieurs organisations internationales telles que Front Line Defenders et Civicus ont lancé des avertissements à ce sujet.

En outre, selon l'ILC, les dernières mesures prises par le gouvernement pour éliminer le Secrétariat des affaires agraires (SAA), la Commission présidentielle pour la coordination de la politique exécutive en matière de droits de l'homme (Copredeh) et le Secrétariat pour la paix (Sepaz) constituent un pas en arrière dans la construction d'un État plus démocratique et respectueux des droits de l'homme.

Pour ces raisons, l'ILC exhorte le gouvernement guatémaltèque à trouver une solution aux problèmes agraires du pays et à reconnaître le droit légitime à la terre des paysans et des peuples indigènes, entre autres revendications contenues dans le document.

D'autre part, l'Unité pour la protection des défenseurs des droits de l'homme du Guatemala (Udefegua), a indiqué que 677 agressions contre des défenseurs des droits de l'homme ont été signalées dans le pays jusqu'à présent en 2020. De même, Global Witness place le Guatemala parmi les pays les plus dangereux de la région pour cette catégorie de population.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus