Un récent sondage daté du 15 septembre 2020 montre que le candidat du MAS pourrait gagner les élections présidentielles. En Bolivie, pour l'emporter au 1er tour, il suffit d'obtenir 40% des voix avec 10% de différence sur le deuxième. La grande dispersion de candidat de l'opposition favorise ce scénario. C'est pour faire face à cette éventualité que la dictatrice de Bolivie a décliné sa candidature. Les 2 Rives

La présidente de facto de la Bolivie, Jeanine Áñez, a annoncé ce jeudi par un message enregistré qu'elle "laisse de côté" sa candidature aux élections du 18 octobre prochain.

Accompagnée de son colistier, Samuel Doria Medina, la présidente de facto a assuré qu'elle prenait cette décision "pour le plus grand bien", pour empêcher le Mouvement vers le Socialisme (MAS) "de gagner les élections".

Mme Áñez avait annoncé sa candidature à la présidence le 24 janvier, au milieu de partis d'opposition puissants qui ont souligné son rôle temporaire à la tête du pays et ont exigé des élections nationales.

D'autre part, plusieurs sondages nationaux ont montré que le candidat du MAS, Luis Arce, était un possible vainqueur des élections.

Pour sa part, l'ancien président bolivien Evo Morales a déclaré que la démission de M. Áñez de sa "candidature manquée" lui garantira de s'en sortir avec "les cas scandaleux de corruption" auxquels elle a été confronté pendant son administration, ainsi que le "génocide" de Senkata et de Sacaba.

"Ceux qui ont été les protagonistes de la crise néolibérale veulent continuer le pillage de la Bolivie par la réédition de la tristement célèbre mégacoalition au milieu de la situation critique que nous connaissons", a déclaré M. Morales.

 

Source: Telesur - Traduction: Romain Migus