Au cours d’une conférence de presse, le candidat de la Révolution citoyenne à la présidence d’Équateur, Andres Arauz a dénoncé plusieurs irrégularités qui pourraient remettre en cause le résultat issu des urnes.

Arauz était accompagné pour l’occasion des candidats du Centro Democratico à l’Assemblée nationale pour les circonscriptions de l’étranger, Gustavo Mateus (Europe-Asie-Océanie), Mauricio Zambrano (Amérique Latine et Afrique) et Monica Palacios (États-Unis et Canada) ainsi que des candidats au Parlement andin, Virgilio Hernandez et Virginia Arias.

Andres Arauz et les candidats à l’Assemblée nationale ont souligné qu’á quelques jours du scrutin, les conditions de vote pour les équatoriens de l’étranger ne sont pas réunies. En plus de la fermeture de plusieurs consulats par le gouvernement de Moreno -ce qui rend difficile une participation massive-, les missions diplomatiques équatoriennes n’ont pas encore reçu de matériel électoral, mettant en jeu la validité des élections législatives.

Le candidat pour la circonscription Amérique Latine et Afrique, Mauricio Zambrano a déclaré : « rien qu’au Venezuela se trouvent 33% de tous les électeurs de la circonscription, et les consulats de Caracas et Valencia ne disposent encore d’aucun moyen pour faire voter les électeurs ».

Les candidats à l'Assemblée Nationale, qui vivent dans leurs circonscriptions, ont tous rappelé que cette désorganisation et dés-institutionnalisation est inédite. Durant le période de la Révolution citoyenne, les équatoriens de l'étranger n'avaient jamais connu de problèmes pour pouvoir votre. Rappelons que ces électeurs de l’étranger sont historiquement favorables aux candidats partisans de Rafael Correa.

D’autre part, un jugement du Tribunal électoral a récemment autorisé le parti Justicia Social à présenter des candidats au parlement andin. Problème, ils n’apparaissent pas dans les bulletins de vote imprimés. Or le vote ne peut légalement être repoussé à une date postérieure. Andres Arauz a ainsi dénoncé « certains porte-paroles du secteur bancaire mais aussi des autorités qui parlent désormais de réaliser l’élection au parlement andin lors du second tour des élections présidentielles. Comment savent-ils déjà qu’il va y avoir un second tour ? C’est au Peuple équatorien de décider ».

Au-delà de cette bataille de date, l’absence totale de normes légales pour repousser l’élection au parlement andin pourrait être utilisé pour faire annuler les élections générales.

C’est en tout cas la préoccupation des candidats de la révolution citoyenne qui se verraient bien remporter l’élection présidentielle dès le premier tour.

 

Source: Les 2 Rives