Au cours de la conférence de presse, il a déclaré que la réunion entre Marcelo Ebrard, secrétaire aux affaires étrangères, et Roberta Jacobson, coordinatrice pour la frontière sud des États-Unis, n'a pas pour but de négocier ou de gronder le Mexique ; il a assuré que le pays est souverain et qu'il existe une bonne relation avec son homologue Joe Biden.

"Ils s'imaginent toujours qu'ils vont venir des États-Unis pour nous gronder (...) ou que nous entrons dans des compromis, dans des négociations indignes. Ils ont tort, les relations avec les États-Unis sont fondées sur le respect mutuel et nous sommes très reconnaissants au gouvernement de ne pas interférer et de ne pas violer nos principes constitutionnels de politique étrangère", a-t-il déclaré.

Lors d'une conférence au Palais national, le président mexicain a précisé que la visite de la délégation dirigée par le coordinateur étasunienne pour la frontière sud-ouest est diplomatique et a pour but d'aborder le plan de développement global pour l'Amérique centrale et le sud du Mexique.

M. Lopez Obrador a déclaré qu'il avait proposé au président étasunien d'aborder la question de la migration pour donner de l'importance au développement du Guatemala, du Honduras, du Salvador et de la région sud du Mexique afin de créer des opportunités d'emploi et de meilleures conditions de vie.

"Nous n'acceptons pas les visites de contrôle, nous ne sommes pas une colonie, le Mexique est un pays souverain indépendant, c'est une visite diplomatique car nous devons avoir de bonnes relations avec notre voisin", a-t-il déclaré.

Le chef de l'exécutif a rappelé qu'il existe une bonne relation avec les États-Unis, il a rappelé que lors de sa dernière réunion virtuelle avec son homologue, celui-ci a souscrit à son engagement que la souveraineté du Mexique sera respectée.

"Ce n'est pas de la supervision, c'est comme si Marcelo Ebrard passait en revue le Texas parce qu'ils ne savaient pas comment résoudre le problème, Marcelo arrive pour voir pourquoi cela a été autorisé, c'est de l'ingérence, c'est indu", a-t-il ajouté.

 

Source: Resumen Latinoamericano - Traduction: Romain Migus