Ce 16 juin marque la Journée internationale des transferts de fonds à la famille, universellement reconnue par l'Assemblée générale des Nations unies (ONU), qui cherche à faire reconnaître la contribution de plus de 200 millions de travailleurs migrants au bien-être de 800 millions de membres de leurs famille résidant dans leur lieu d'origine.

Cette contribution sert à créer un avenir d'espoir pour leurs enfants, la moitié de ces flux allant aux zones rurales où se concentrent la pauvreté et la faim, et où les transferts de fonds sont les plus importants.

Transferts de fonds et économies

Avec cette commémoration, chaque 16 juin, l'ONU vise à sensibiliser à l'impact que ces contributions ont sur des millions de foyers, ainsi que sur leurs communautés, pays et régions.

De cette manière, l'organisme international appelle également les gouvernements, les entités du secteur privé et la société civile à trouver des moyens de maximiser l'impact des transferts de fonds par des actions individuelles ou collectives.

Selon le rapport de la Banque mondiale (BM) sur la migration et le développement, le flux des transferts de fonds vers les pays à faible et moyen revenu a dépassé les 550 milliards de dollars en 2019, soit une augmentation de 4,7 % par rapport à 2018.

Selon le Fonds international de développement agricole (FIDA), l'argent envoyé par les quelque 200 millions de travailleurs migrants dans leur pays d'origine représente plus de trois fois le montant de l'aide publique au développement et dépasse les investissements étrangers directs.

L'une des plus importantes opportunités de développement offertes par les transferts de fonds est même de créer un lien avec les services financiers et, ce faisant, d'amener des millions de personnes dans ce secteur.

Les Nations unies considèrent les transferts de fonds comme l'une des principales initiatives visant à mettre en œuvre le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, tout en promouvant l'Agenda 2030 pour le développement durable et les objectifs de développement durable (SDA).

Les transferts de fonds aux familles est un revenu loin d'être négligeable en Amérique Latine. 93 milliards des 550 dans le monde est destiné à l'Amérique Latine. Les pays qui reçoivent le plus d'argent de la part de leurs proches sont le Mexique (36 milliards de dollars), le Guatemala (10,5 milliards de dollars), la République dominicaine (7 milliards de dollars) et la Colombie (6,7 milliards de dollars). Curieusement, le Venezuela ne fait pas partie du podium malgré sa migration, qui augmente de jour en jour selon les médias. Deux explications à cela peuvent être avancés. Soit les émigrés vénézuéliens sont particulièrement radins et n'envoient pas d'argent à leurs familles, soit le chiffre de l'émigration vénézuélienne, bien que réelle et indéniable, est largement sur-estimé par les gouvernement et les organisations humanitaires qui vivent de cette migration.

 

Source: Les 2 Rives avec Telesur - Traduction: Romain Migus