Selon l'organisation Somos Defensores, les premiers mois de l'année ont été "complexes pour les dirigeants de la Colombie".

L'organisation colombienne des droits de l'homme Somos Defensores a rapporté qu'au moins 47 leaders sociaux ont été assassinés au cours du premier trimestre 2020.

Dans son rapport trimestriel, Somos Defensores avertit qu'entre janvier et mars de cette année, 197 agressions contre des dirigeants sociaux et des défenseurs des droits de l'homme ont été signalées dans le pays.

Selon Somos Defensores, les premiers mois de l'année ont été "complexes pour les dirigeants colombiens", avec 47 meurtres, 115 menaces, 14 attaques, 8 détentions arbitraires, 4 procédures judiciaires et 8 disparitions forcées signalées.

Selon ce document, 45 % des actes de violence auraient été commis par des groupes paramilitaires ; dans 37 % des cas, l'auteur est inconnu ; dans 7 % des cas, ce sont les forces de sécurité ; dans 8 % des cas, ce sont les dissidents des FARC qui seraient responsables ; et dans 2 % des cas, c'est l'ELN qui serait responsable.

La direction la plus attaquée en 2020 est celle des indigènes, avec 59 agressions, dont la plupart ont eu lieu dans les départements du Cauca et de La Guajira.

Les défenseurs des droits de l'homme occupent la deuxième place avec 27 cas. Les dirigeants communautaires, un autre secteur très touché, ont signalé 21 cas ; les chefs de communauté, 20 cas, et les dirigeants paysans ont enregistré 17 cas.

En examinant le rapport, il est noté que sur les 115 menaces documentées, 82 ont été faites par le biais de brochures, 18 par des appels téléphoniques et une par le biais de courriels ou de réseaux sociaux.

Somos Defensores souligne dans son rapport annuel que 2019 a été l'année la plus meurtrière de la dernière décennie pour les dirigeants et les défenseurs des droits de l'homme, avec 844 attaques enregistrées. Parmi les menaces (628), les meurtres (124), les agressions (52), les arrestations (29), les disparitions (3), les poursuites (1) et le vol d'informations (49).

 

Source: Telesur – Traduction Romain Migus